Antilope a 2 ans: ce qu'on a appris.

Article rédigé par Charles Davignon

le 24.08 2020

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Juste 2 ans?! On dirait que le temps passe si vite… mais si lentement en même temps!

Il me semble que c’était hier, il y a longtemps, que j’invitais Laurence à se joindre à l’aventure et que je passais d’autoentrepreneur à “Président d’agence” (pas que président, bien sûr: stratège, directeur, comptable, stagiaire…). C’était le 1er juillet 2018.

Je n’avais pas commencé ma deuxième année de Cégep, je n’avais qu’une vision vague de ce qu’Antilope pouvait devenir et je ne savais clairement pas que facturer 45$/h, c’était pas assez 😂.

Deux ans plus tard, on est 4 (Laurence, Sébastien, Victor et moi), on a près d’un quinzaine de clients qu’on adore et on roule avec un MRR de 30k à 40k/mois.

Je trouvais ça intéressant de partager ce qu’on a appris en 2 ans, parce que j’ai été moi-même inspiré en voyant le progrès de d’autres entreprises.

La Tranchée, le Mastermind et les références.

Toute entreprise qui débute passe par la case “réseautage”. Si tu es déjà allé dans les mêmes soirées de réseautage que moi, on se rend compte assez vite que “soirée de réseautage” est synonyme de “soirée de garrochage de carte d’affaires”.

Le but c’est de faire semblant de s’intéresser aux autres pour rapidement lui mettre une carte d’affaires dans les mains, parler de tes services, et passer au suivant. Dit comme ça, ça semble horrible, mais si tout le monde embarque, je suppose que ça passe…

By the way, je suis conscient que ça ne représente pas toutes les soirées de réseautage!

Une bonne façon que j’ai trouvé de me rapprocher de clients/partenaires potentiels de façon relaxe, c’est sur La Tranchée. Une communauté d’entrepreneurs où tout le monde pose ses questions, échange, débat, mais où personne ne se garroche de carte d’affaire.

Les cartes d’affaires après une soirée de réseautage… Source

Quelques membres de la Tranchée et moi avons formé un mastermind pour discuter de la croissance de nos business respectives, partager nos défis et nos victoires, bitcher sur les méthodes de marketing douteuses, etc.

Le mastermind est composée de Joannie Therrien, Alexandra Martel, Sébastien Caron, Jonathan Boivin et moi-même. Si tu ne les connais pas, je t’invite à aller leur dire coucou!

Antilope serait clairement pas au même endroit aujourd’hui sans la Tranchée et ce Mastermind, et je dirais que ça a été notre premier levier de croissance: arrêter d’être seul dans ma tête à réfléchir à Antilope et pouvoir en discuter avec d’autres entrepreneurs super intelligents avec des backgrounds et points de vue différents.

Mais en plus de ça, les liens forts tissés dans toutes ces discussions, ça a bieeeeen plus de valeur que se lancer des cartes d’affaires dans un réseautage.

Les incroyables humains dans le Mastermind et sur la Tranchée ont parlé de nous naturellement et ont généré la grande majorité de nos clients!

Sans lancer de carte, sans pluguer nos services à tout bout de champ… juste en étant sympathique.

Se nicher… ou pas.

Quand on lance son entreprise de services, on offre un peu de tout à tout le monde, et c’est normal. Par contre, la première chose qu’on entend, c’est qu’il faut se nicher, soit trouver un service spécifique, à offrir à une niche spécifique.

C’est vrai, mais pas tant que ça.

Pour qu’un positionnement d’entreprise soit solide, c’est important de bien connaître à qui on s’adresse, et la valeur qu’on amène à cette clientèle. Au delà de ça, c’est impossible de vendre avec confiance une solution super large de dizaines de services un peu flou.

Aujourd’hui, on est spécialisé dans le marketing direct: publicité, courriel & funnels. Par contre, on ne se concentre pas du tout sur une industrie particulière!

Aux États-Unis et dans le marché anglophone, c’est peut-être quelque chose de nécessaire, avec le nombre de compétiteurs existants et le nombre de clients potentiels.

Cette course à la niche, pour trouver une industrie dans laquelle se spécialiser, n’a été qu’une façon de gaspiller beaucoup de jus de cerveau pour finalement se rendre compte que ce n’était pas nécessaire et que ce n’est pas parce notre agence ne travaille pas seulement avec des boutiques en ligne que ces dernières ne voudront pas travailler avec nous.

Déménagement

On est déménagé d’un très petit bureau avec une très mauvaise isolation sonore à un moyen avec une isolation sonore très correcte!

On est donc fiers de pouvoir maintenant recevoir nos clients, même si 99% de nos interactions se font par appel vidéo (même avant la pandémie haha).

Le prix change tout

La Tranchée/Mastermind nous ont été notre premier levier pour avoir des revenus. Le deuxième levier fut de monter nos prix.

Pour donner une idée, on facturait quelques centaines de dollars par mois pour la gestion de pub, le marketing par courriel et la rédaction de page. Aujourd’hui, pour tout ça, il faut ajouter un zéro (on parle de forfaits entre 3000 et 5000$/mois, grosso modo).

Ça a changé quoi? Tout.

  1. Nos clients ont de biens meilleurs résultats, parce que nos compétences se sont améliorées et parce qu’on a la liberté de travailler en profondeur sur leur compte, sans facturer d’extra pour chaque micro-correction.
  2. Nos clients sont différents: une entreprise prête à investir plusieurs milliers en marketing, c’est une entreprise qui a passé la phase initiale de démarrage, qui est solide en terme de positionnement et qui est prête à croître rapidement.
  3. Notre marge de profit fait plus de sens et nous permet d’avoir plus d’une machine à café au bureau 😂

“On sera jamais les plus gros, mais…

on est les plus beaux!

on peut être les meilleurs.”

C’est Antoine Gagné, de J7 Média, qui m’a dit ça en début d’année, quand je suis allé le visiter à son bureau.

Ma rencontre avec lui, combinée avec une autre rencontre avec Mélanie Fortin a été un game changer. Un sacré point tournant dans Antilope, où je me suis mis à avoir une vraie vision d’où on pouvait aller, et de comment l’entreprise performait vraiment.

Avant ça, je n’avais pratiquement aucune vision sur notre profitabilité et notre croissance. Je cherchais à engager plus et grossir l’équipe les yeux à demi fermés, comme si c’était une fin en soi.

Mon but avec Antilope n’a jamais été de me mettre riche. Si j’avais voulu faire plein d’argent passive, seul, dans mon bateau, j’aurais lancé des formations en ligne sur le marketing, ou aurais fait de la consultation de groupe en pub Facebook. Par contre, avoir une vision sur son efficacité, sa profitabilité et sa croissance, c’est ce qui fait la différence entre une wannabe-entreprise qui fait juste croître en surface sans jamais se sortir la tête de l’eau, et une vraie business.

Victor, Asana et le portail client

Au delà “d’avoir plus de clients” et de “connaître ses chiffres”, il faut être capable d’offrir des bons services, clairs et bien planifiés.

Jusqu’à mars dernier, je m’occupais personnellement de la gestion de projet, des appels de suivi, et de la gestion des tâches dans Asana.

C’était… “ok”. Tout arrivait à temps et on se débrouillait. Mais ça ne fait pas partie de mon expertise personnelle, la gestion de projet.

L’arrivée de Victor dans l’équipe comme gestionnaire de projet a fait une énorme différence dans notre efficacité. En gros, on a pratiquement doublé notre efficacité.

Là où avant on cherchait toujours les informations les rencontres et documents étaient un peu improvisés et le suivi incomplet, aujourd’hui, tout le monde connaît les priorités, ce qui doit être fait, et les infos nécessaires sont communiquées clairement.

On a même maintenant un portail client, où chaque client peut retrouver tous les documents, formulaires et autres infos reliés à son entreprise.

La suite pour Antilope

Maintenant que nous sommes relativement structurés, les prochains mois seront focusés sur notre croissance!

  • Améliorer notre processus de vente
  • Développer notre stratégie de contenu
  • Créer une plateforme de formation interne

Épilogue – Mes remerciements

  • Alexandra Martel, qui, en plus d’être une amie extraordinaire, a contribué de façon incroyable à notre croissance.
  • Le Mastermind (les noms sont plus haut dans l’article)
  • Cédric Parent, qui a eu une présence très positive dans notre développement.
  • Jean-Maxime Malo, qui a poussé très loin notre réflexion sur le développement d’affaires et la croissance.
  • Robin Vézina pour ses conseils et son écoute.
  • Olivier Gingras-Audet, de leo.solutions et leo.studio qui m’a montré une grande partie de ce que je sais en marketing et en business.
  • Olivier Lambert, pour son truc de l’aloes.
  • Laurence, Sébastien et Victor qui font qu’Antilope progresse chaque jour, qui sont merveilleux et qui rient (parfois) de mes jokes.
  • Tous les clients d’Antilope, qui ont des business géniales et avec qui c’est toujours plaisant de travailler.
  • Kirtee Gadoury, et ma famille, qui me supporte toujours dans mes projets. <3

Charles Davignon

Article rédigé par Charles Davignon

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