SOMMAIRE:
- L’évolution du ciblage Meta : De précision laser à… rien du tout 😅
- Le défi des marketeurs de niches
- Comment Meta décide qui voit tes pubs
- Le nouveau ciblage se fait dans ton contenu publicitaire
- La check-list de la pub filtrante
- Bonus: ton expérience post-clic impacte aussi ton ciblage
- Pourquoi tout ça, c’est finalement une bonne nouvelle
- Conclusion: Le ciblage est mort, vive le ciblage!
Il y a quelques années, pour lancer une campagne Facebook et cibler un marché de niche suuuuper-précis, tu devais utiliser la fameuse recette du microciblage.
Tu prenais ton audience de base (disons, femmes de 25-45 ans au Québec), tu ajoutais une couche d’intérêts (genre « parentalité », « éducation des enfants »), une touche de comportements (« achats en ligne fréquents »), peut-être même des audiences lookalikes et paf, tu avais ton ciblage sur mesure.
Si tu essaies de faire ça aujourd’hui, Meta va essayer à tout prix de te faire changer d’idée, avec ses options de suggestions d’audience, d’expansion automatique, et évidemment, le grand parapluie des fonctionnalités Advantage Plus.
Et même si tu forces pour aller de l’avant, c’est très possible que tes résultats ne soient pas au rendez-vous.
Pour plusieurs marketeurs, particulièrement ceux qui gèrent des marques de niche, c’est terrifiant.
Tu vends des produits pour les joueurs de tennis qui ont une épicondylite (tennis elbow)? Tu ne peux pas simplement les cibler.
Tu offres des services aux dirigeant·e·s RH d’entreprises technologiques de 50 employé·e·s et plus? Bonne chance pour trouver cette audience-là dans les paramètres de Meta.
Dans ces situations-là, est-ce que ça vaut encore la peine d’annoncer sur Meta? Est-ce qu’il vaut mieux ne pas se retourner vers les bonnes vieilles méthodes de cold calls des années 90?
Après avoir géré des centaines de campagnes dans cette nouvelle réalité, on a réalisé quelque chose d’important: ce changement de perspective sur le ciblage, il nous force à faire du meilleur marketing.
Et pour les marques qui l’acceptent, ça devient un avantage compétitif.
Parce qu’en fait, le ciblage n’a pas disparu. Il s’est déplacé.
Il se fait de moins en moins dans un menu déroulant de critères prédéfinis. Et ça demande de repenser complètement ta façon de créer des campagnes.
Mais une fois que tu comprends comment ça fonctionne, tu as accès à un levier plus puissant que n’importe quelle option de ciblage précise.
Dans cet article, on va explorer:
- Comment on en est arrivé là (et où ça s’en va)
- Pourquoi c’est challengeant pour les marchés de niche
- Comment Meta décide qui voit tes pubs aujourd’hui
- Les techniques concrètes pour faire du ciblage laser en 2026
- Et pourquoi ces changements-là, finalement, c’est pas une mauvaise chose ?
L’évolution du ciblage Meta : De précision laser à… rien du tout 😅
Suivre l’histoire du ciblage Facebook dans le temps, c’est un peu comme regarder quelqu’un enlever progressivement des outils de ta boîte à outils, en te disant « fais-nous confiance, tu n’en as plus besoin. »
L’âge d’or du microciblage
Retour dans le temps: entre 2010 et 2018. À cette époque, Facebook (même pas encore Meta) était en train de construire la machine publicitaire la plus précise jamais créée. Chaque like, chaque partage, chaque page visitée venait enrichir un profil d’utilisateur·trice de plus en plus détaillé.
Le résultat? Des centaines de critères de ciblage sont disponibles pour les annonceur·euses.
Tu pouvais même cibler les codes postaux américains des quartiers les plus riches, ou les gens qui avaient une certaine cote de crédit. Données qui, d’ailleurs, ne venaient pas vraiment de Facebook, mais qui étaient achetées à des partenaires.
Oui, tu as bien lu. Et oui, je pense aussi que c’était wrong.
Bref, c’était le Far West du ciblage publicitaire, et il y avait des centaines de milliers de mini-critères de ciblage, tous générés automatiquement.
(Pour l’anecdote, on a même pu cibler les audiences de certains compétiteurs directs, parce qu’ils étaient assez gros pour que Facebook lui accorde son propre segment d’audience dans le gestionnaire de pub.)
Pourquoi ça marchait si bien à ce moment-là?
Premièrement, les données étaient abondantes. Tout le monde likait des pages, partageait du contenu, interagissait librement. Facebook savait TOUT sur ses utilisateur·trices.
Deuxièmement, la compétition était faible: moins d’annonceur·euse·s était synonyme de coûts publicitaires ridiculement bas.
Troisièmement, l’algorithme était « bête », et faisait exactement ce que tu lui disais. Si tu avais ciblé un croisement entre « parents » + « diplômés de maîtrises », il montrait tes pubs aux gens dans ces catégories. Point final.
Mais cette époque dorée avait aussi ses limites. Les marques étaient dépendantes de catégories définies par Facebook.
Si ton audience cible n’existait pas dans leurs options, ou si tu faisais de mauvais choix, tant pis pour toi.
Puis, tout a déboulé
En 2018-2019, suite au scandale Cambridge Analytica et à plusieurs plaintes sur la discrimination faite avec les options de ciblage trop détaillées, Meta commence (ou accélère) un grand ménage dans les options.
Le plus gros changement, c’est pour les campagnes d’emploi, d’habitation ou de crédit, qui ne pourront plus cibler par âge, genre ou origine.
Les données tierces (comme les segments basés sur le crédit personnel, ou les codes postaux) ou les critères de ciblage plus sensibles (ex. « Lung cancer awareness, » « World Diabetes Day », « LGBT culture », « Jewish holidays ») commencent à disparaître également.
Et ça continue: en 2022, avec l’arrivée d’iOS 14, qui permet maintenant aux utilisateurs d’Apple de simplement refuser le tracking sur les plateformes de Meta et les sites partenaires, les données qui permettent de constituer les segments de ciblage continuent de chuter drastiquement.
L’arrivée d’Advantage+ et la fin du contrôle
C’est là que ça devient vraiment intéressant (ou frustrant, selon ton point de vue 😅).
En 2022, Meta lance graduellement sa suite d’outils « Advantage+ ».
Le pitch marketing, c’est: « on va optimiser tes campagnes automatiquement pour obtenir de meilleurs résultats. »
Ce que ça signifie vraiment, c’est: « on veut que tu nous fasses confiance et que tu laisses tomber pas mal d’outils de contrôle sur tes campagnes. »
Pour faire simple, l’algorithme peut maintenant décider de montrer tes pubs à des personnes hors ciblage s’il pense que ça va mieux performer.
Avant, on pouvait cocher cette option manuellement, avec le « Detailed Targeting Expansion ». Maintenant, c’est activé par défaut.

Techniquement, tu peux encore contrôler quelques éléments de façon absolue: la géographie, l’âge minimum, la langue, et les exclusions d’audiences.
Mais même ces éléments-là, on sent que Meta aimerait qu’ils deviennent optionnels.
Pour le « e-commerce, Meta pousse TRÈS fort le ciblage Advantage Plus. Si tu essaies de repasser aux anciens paramètres, tu vas te faire regarder avec de gros yeux.

Notre prédiction (évidente): la disparition complète du ciblage manuel
D’ici 2027, le ciblage manuel aura complètement disparu. Pas juste rendu facultatif. Disparu.
De notre point de vue, c’est une évidence. Chaque mise à jour va dans le même sens: moins de contrôle pour toi, plus de pouvoir à l’algorithme.
Le modèle idéal pour Meta, c’est que tu arrives et que tu dises: « Voici 10 000$, je veux des ventes. » Et que l’algorithme fasse tout le reste. Pourquoi?
Ensuite, avec iOS 14+, les cookies qui disparaissent, et les régulations, comme le RGPD, Meta a de moins en moins accès aux données qui alimentaient le ciblage traditionnel.
Sa solution, c’est de s’appuyer sur de nouveaux signaux plutôt que sur des profils préconstruits. Ça signifie moins de paramètres prédéfinis, mais plus d’apprentissages en temps réel.
Bref, si tu comptes encore sur le ciblage manuel pour rejoindre ton audience de niche, tu construis sur du sable. Ce n’est pas une stratégie à long terme.
La bonne nouvelle? Il existe une meilleure façon. Et elle demande de meilleures compétences marketing que de simplement cocher des cases dans un menu déroulant.
Mais d’abord, parlons de pourquoi ces changements-là sont particulièrement « challengeants » pour les marchés de niche.
Le défi des marketeurs de niches
Quand tu vends un produit ou un service ultra-spécifique, chaque dollar de publicité qui rejoint la mauvaise personne, c’est un dollar gaspillé.
Et, contrairement aux grandes marques généralistes qui peuvent se permettre de ratisser large et de « faire de la notoriété » auprès de n’importe quel être vivant, toi, tu as besoin de faire un vrai impact sur ton marché.
Imagine que tu vends des prothèses auditives pour musicien·ne·s professionnel·le·s. Ton marché est évidemment assez limité.
Avant, tu aurais peut-être pu cibler « musique » + « audio professionnel » + « santé » et avoir une chance correcte de rejoindre ton monde.
Aujourd’hui, l’algorithme va dire: « OK cool, ton audience de 50K personnes, on va l’étirer à 500K pour optimiser la diffusion. »
Et tu te retrouves à montrer tes pubs à des gens qui écoutent Spotify 😅. Pas exactement ta clientèle cible.
Le problème fondamental, c’est que l’algorithme de Meta est conçu pour les volumes. Il performe mieux quand il a des millions de personnes à qui montrer tes pubs. Quand tu lui donnes un petit bassin très spécifique, il panique un peu et se dit « non non, laisse-moi élargir ça. »
Ces impressions et ces clics non qualifiés vont venir polluer tes métriques, parce que tu fais rentrer plein de personnes random sur ton site Web, même si elles ne seront jamais intéressées par ce que tu as à leur proposer.
Face à tout ça, la tentation est forte de vouloir « bypasser » le système, et forcer Meta à revenir aux critères de ciblage classiques. Mauvaise idée, pour plusieurs raisons:
1. Meta a de moins en moins de données précises
Avec la protection de la vie privée (iOS 14+, RGPD, etc.), Meta ne sait plus autant de choses sur ses utilisateur·trice·s qu’avant. Leurs catégories d’intérêts sont de moins en moins fiables.
2. Le ciblage restreint fait exploser les coûts
Quand tu forces l’algorithme à diffuser uniquement dans une petite audience très spécifique, tu entres en compétition directe avec d’autres annonceur·euse·s qui ciblent les mêmes personnes, spécifiquement.
Les enchères montent, tes CPM explosent, et tu payes beaucoup plus cher.
3. C’est pas une solution à long terme de toute façon
Ces options-là vont disparaître anyway. Investir du temps et de l’énergie à devenir expert·e du micro-ciblage manuel en 2026, c’est pas une solution très pérenne.
D’ici 12 mois, tu risques de te retrouver à la case départ.
OK, on a bien compris le problème. Maintenant, la bonne nouvelle: il y a une meilleure façon de faire. Et elle commence par comprendre comment Meta décide réellement qui voit tes pubs aujourd’hui.
Comment Meta décide qui voit tes pubs
EAlors, si Meta ne suit plus vraiment tes paramètres de ciblage, comment est-ce qu’il décide à qui montrer tes publicités?
La réponse courte: en observant ce qui se passe quand les gens voient tes pubs.
L’algorithme de Meta n’est plus un simple exécutant qui suit des instructions. C’est devenu un système d’apprentissage automatique qui teste, observe, et s’ajuste en continu. Et il regarde 3 types de signaux principaux.
Les signaux de contenu: tes mots guident Meta dès la première minute de diffusion
Première chose importante à comprendre: même en ciblant un pays entier, Meta ne lancera pas tes pubs complètement à l’aveugle.
Dès que tu crées une pub, l’algorithme analyse ton contenu. Il lit ton texte, il scanne ton image, il comprend de quoi tu parles. Et il fait des hypothèses initiales sur qui pourrait être intéressé.
Si ton texte parle de « parents épuisés », « routine du dodo », et « enfants de 2 ans », Meta va commencer par tester ta pub auprès de jeunes parents.
C’est pour ça que le choix de tes mots et de tes images, c’est déjà du ciblage. Même si tu ne coches aucune case dans les paramètres.
Les signaux d’engagement: qui s’arrête, et qui clique
Une fois que ta pub commence à tourner, Meta observe méticuleusement ce qui se passe.
Qui arrête de scroller quand ta pub apparaît? Qui la regarde plus de 3 secondes? Qui clique? Qui la partage? Qui commente?
Chaque micro-action envoie un signal à l’algorithme. Et il commence à identifier des patterns: « Ah, les femmes de 35-50 ans qui suivent déjà des pages de parentalité s’arrêtent plus souvent sur cette pub. »
C’est une boucle d’optimisation constante. Plus ta pub tourne, plus l’algorithme comprend précisément qui est intéressé.
Mais attention: si ton contenu attire l’attention des mauvaises personnes, l’algorithme va apprendre le mauvais pattern. On en reparle. 😇
Les signaux de conversion: qui achète, ou qui s’inscrit
Le signal le plus puissant, c’est évidemment la conversion.
Quand quelqu’un clique sur ta pub, arrive sur ton site, et achète ton produit (ou s’inscrit à ton webinaire, ou télécharge ton guide), Meta analyse en détail le profil de cette personne.
Ses intérêts approximatifs, son âge, sa localisation, son comportement passé sur les plateformes Meta, les pages qu’elle suit, le type de contenu avec lequel elle interagit habituellement… tout y passe.
Et l’algorithme se dit: « OK, cette personne-là a converti. Je vais aller chercher plus de gens qui lui ressemblent. »
Plus tu génères de conversions, plus l’algorithme a de données pour affiner son tir. C’est pour ça qu’on entend souvent que l’algorithme a besoin de 50 conversions d’une campagne. En fait, plus tu en as, mieux c’est.
Or, tout ça se produit sans que tu aies coché une seule case d’intérêt. L’algorithme a appris tout seul, en observant les comportements réels.
Et c’est exactement pour ça que ton contenu publicitaire devient crucial. Parce que c’est ce contenu-là qui va attirer (ou repousser) les bonnes personnes dès le départ, et permettre à l’algorithme d’apprendre le bon profil.
Le nouveau ciblage se fait dans ton contenu publicitaire
OK, on arrive au cœur du sujet. Si tu retiens une seule chose de cet article, que ce soit celle-ci: ta pub doit servir de filtre pour ta clientèle cible.
Dans l’ancien monde du ciblage manuel, tu pouvais te permettre d’écrire des pubs assez généralistes. Pourquoi? Parce que les paramètres de ciblage faisaient le gros du travail de filtrage pour toi.
Tu ciblais « parents d’enfants de 2-5 ans »? Peu importe si ta pub parlait juste de « fatigue » ou de « routine difficile » – elle était montrée aux bonnes personnes de toute façon.
Mais aujourd’hui, si ta pub parle juste de « fatigue », elle va être montrée à tout le monde qui est fatigué. Et c’est à peu près 98% de la population. 😅
Le principe du « self-selection », c’est que ta pub doit être assez spécifique pour que les bonnes personnes se reconnaissent immédiatement, ET pour que les mauvaises personnes se disent « ah non, ça, c’est pas pour moi. »
Voici comment y arriver:
01. Utilise le vocabulaire de ta clientèle
Premier levier puissant: parler exactement comme ta clientèle parle.
Pas avec le jargon corporatif de ton industrie, ou avec des mots trop génériques. Avec les vrais mots qu’ils et elles utilisent pour décrire leur problème ou leur besoin.
Par exemple, plutôt que de dire « Tu souffres de douleurs lombaires chroniques? » ou « Tu as mal au dos? », tu pourrais écrire « Ton mal de dos t’empêche d’aller à tes pratiques de tennis? »
La première version va attirer tous les gens qui ont mal au dos (genre, la moitié de la planète). Et la deuxième va attirer spécifiquement les joueur·euse·s de tennis qui ont ce problème.
Autre exemple, plutôt que d’écrire: « Besoin d’un logiciel pour gérer vos employés? » qui est assez large, tu pourrais mieux filtrer en écrivant « Tu passes encore 3h par semaine à compiler manuellement les feuilles de temps dans Excel? »
Bref, c’est le niveau de spécificité du problème (ou besoin) de ta clientèle qui va servir de filtre.
Plus ton problème est précis et nuancé, plus tu vas attirer uniquement les personnes qui vivent exactement cette situation.
02. Nomme ta cible
Parfois, la meilleure façon de filtrer, c’est juste d’être direct·e et de nommer explicitement qui tu cherches à rejoindre.
- « Gérant·e·s de restaurants… »
- « Si tu es coach et que tu cherches à automatiser ta prise de rendez-vous… »
- « À tous les propriétaires d’entreprises de construction qui perdent du temps avec la paperasse… »
C’est simple, c’est direct, et ça filtre immédiatement. Les gens qui ne correspondent pas vont juste continuer à scroller.
03. Le filtrage visuel: montre ta clientèle
On parle beaucoup de texte, mais tes visuels sont tout aussi importants pour filtrer.
Si tu t’adresses aux parents de jeunes enfants, montre des parents avec de jeunes enfants dans tes visuels. Pas des ados. Pas des couples sans enfants. Des vrais parents épuisés avec de vrais enfants en bas âge. 😇
Si tu vends un logiciel B2B, montre des gens en contexte de bureau professionnel. Pas des freelances dans un café third wave (sauf si c’est ta cible, haha).
Ça semble évident dit comme ça, mais tu serais surpris·e du nombre de marques qui montrent des visuels complètement déconnectés de leur cible réelle. Souvent parce que « ça fait plus beau » ou « ça fitte mieux avec notre brand ».
Ta pub, c’est pas une œuvre d’art pour ton portfolio. C’est un outil de ciblage. Le visuel doit communiquer instantanément « cette pub est pour des gens comme toi. »
À l’inverse de tout ça, tu peux surtout éviter les publicités qui parlent à tout le monde, et qui sont trop génériques.
Oui, des publicités plus « clickbait » vont faire leur travail et générer beaucoup de trafic – mais, si ce trafic-là ne correspond pas à ta cible, c’est du budget gaspillé.
Et si tu as plusieurs cibles – et que ton offre s’adresse à plusieurs segments de clientèle – chaque publicité peut s’adresser à une cible spécifique, mais différente.
Essayer de tout combiner, c’est un bon moyen de perdre l’algorithme dans son ciblage. Surtout si tes audiences sont très spécifiques.
La check-list de la pub filtrante
Avant de lancer ta prochaine pub, pose-toi ces questions:
Est-ce que j’évite le clickbait? Mon objectif, c’est de filtrer, pas d’attirer tout le monde.
Mon texte utilise-t-il le vocabulaire spécifique de ma niche? Pas du jargon corporatif. Le langage réel de ma clientèle.
Une personne hors cible pourrait-elle s’y intéresser? Si oui, ton message n’est probablement pas assez spécifique.
Mon visuel communique-t-il clairement qui est le public cible? Est-ce que les bonnes personnes se reconnaissent immédiatement?
Mon problème/solution est-il assez précis? Ou est-ce que je reste trop vague?
Est-ce que je nomme directement ma cible quelque part? Un call-out explicite peut être très efficace.



Plus ton contenu est spécifique à ta niche, plus Meta comprend qui cibler, et plus tes résultats s’améliorent.
Mais le contenu de ta pub, c’est juste la première étape. Ce qui se passe après le clic compte aussi énormément.
Bonus: ton expérience post-clic impacte aussi ton ciblage
Petite surprise – ton ciblage ne s’arrête pas quand quelqu’un clique sur ta pub. Meta continue d’observer ce qui se passe après. Et ce qu’il voit influence directement qui verra tes pubs dans le futur.
Ta page de destination doit donc parler exactement le même langage que ta pub. À la même clientèle cible.
L’idée, c’est de créer une continuité parfaite. La personne qui clique sur ta pub doit se dire: « OK, je suis au bon endroit. Cette page me parle directement. »
Et, tu me vois venir: les gens qui ont cliqué sur ta publicité et qui ne correspondent pas à ta clientèle cible doivent le comprendre rapidement, et se disqualifier eux-mêmes.
Si tu fais de la génération de leads (inscriptions à un webinaire, téléchargement d’un guide, demande de démo), le titre de ton contenu et sa description jouent un rôle important.
Un webinaire gratuit « tout sur les plantes », c’est générique, et ça peut attirer n’importe qui. Mais un webinaire « Comment monter une plate-bande de balcon en 3 jours », c’est beaucoup plus qualifiant.
Aussi, ton formulaire peut servir de filtre supplémentaire.
Tu peux ajouter une ou deux questions qui vont qualifier les prospects. Par exemple:
- « Combien d’employé·e·s as-tu dans ton entreprise? » (pour filtrer les trop petites ou trop grandes entreprises)
- « Quel est ton rôle? » (pour t’assurer de rejoindre des décideur·euse·s)
Oui, ça ajoute de la friction. Oui, tu pourrais avoir moins d’inscriptions. Mais celles que tu auras seront beaucoup plus qualifiées.
Et surtout, Meta va analyser le profil des gens qui remplissent ton formulaire jusqu’au bout, et va comprendre que c’est CE profil-là que tu cherches. Pas juste les curieux·ses qui cliquent sur tout.
Si tu vends des produits en ligne, ta fiche produit doit aussi être filtrante.
Ta description doit parler à ta niche. Pas être générique et corporate. Ta FAQ doit adresser les préoccupations spécifiques de ta clientèle cible, pas juste les questions techniques de base.
Tes témoignages doivent venir de personnes qui ressemblent à ton client idéal, pas juste « des clients satisfaits » de façon vague.
Tout ça envoie des signaux à Meta: qui arrive sur cette page, qui y reste, qui achète. Plus ces signaux sont cohérents avec ta cible réelle, mieux l’algorithme va comprendre qui cibler.
Petite parenthèse technique: pour que tout ça fonctionne, Meta a besoin de voir ce qui se passe sur ton site. Assure-toi que ton Pixel Meta est bien installé et fonctionnel, et que tu suis bien tes événements de conversion.
Pourquoi tout ça, c’est finalement une bonne nouvelle
OK. Si tu fais de la pub Facebook depuis longtemps, et que tu t’ennuies des milliers de critères de ciblage, j’espère maintenant pouvoir te convaincre que tout ça, c’est finalement une excellente nouvelle…
… tant que tu sais comment t’adresser à ta clientèle cible. 🫣
Avant, tu étais prisonnier·ère des intérêts que Meta avait décidé de tracker. Ta clientèle s’intéresse à quelque chose que Meta n’a pas dans ses options? Tant pis pour toi.
Par exemple, disons que tu vends des produits pour les gens qui pratiquent le pickleball. Et que, Meta n’a pas d’intérêt « pickleball » dans ses options.
Avant, tu devais cibler « tennis » ou « sports de raquette » et espérer que ça fonctionne.
Aujourd’hui? Tu écris « pickleball » dans ta pub, tu montres des gens qui jouent au pickleball dans tes visuels, et Meta va trouver les joueur·euse·s de pickleball.
Même si cette catégorie n’existe pas officiellement dans leurs paramètres.
Le nouveau système force les marketeurs à vraiment connaître leur clientèle. À comprendre leur langage, leurs problèmes, leurs besoins réels.
Tu ne peux plus te cacher derrière « j’ai bien configuré mes paramètres de ciblage. » Si ta pub performe mal, ça peut être parce qu’elle ne parle pas assez bien à ta cible.
Et honnêtement? C’est pas si mal. 👀
Ça pousse les entreprises à développer de vraies compétences marketing. À faire des recherches sur leur clientèle. À tester différents messages. À itérer sur ce qui fonctionne.
Ça fait un meilleur marketing dans l’ensemble. Des pubs plus pertinentes, moins de spams publicitaires génériques, et des marques qui comprennent vraiment leur clientèle.
Voici le plus beau dans tout ça: tes compétiteur·trice·s qui ne comprennent pas ce shift vont continuer à faire des pubs génériques.
Ils vont écrire « Améliorez votre productivité! » au lieu de parler spécifiquement à leur niche. Ils vont utiliser des visuels stocks qui ne communiquent rien. Ils vont essayer d’attirer tout le monde et n’attirer personne.
Et ils vont payer de plus en plus cher pour des résultats de moins en moins bons.
Pendant ce temps, toi, tu pourrais avoir des coûts plus bas (parce que ton contenu est plus pertinent), des taux de conversion plus élevés (parce que tu attires les bonnes personnes), et un ROI qui fait pleurer tes compétiteur·trice·s.
Ta spécificité peut littéralement se transformer en avantage compétitif publicitaire.
Et les entreprises qui vont dominer leur marché dans les prochaines années, ce sont celles qui maîtrisent cette nouvelle approche. Pas celles qui essaient désespérément de s’accrocher à l’ancien système.
Conclusion: Le ciblage est mort, vive le ciblage!
MOn ne va pas se mentir: la disparition du ciblage manuel, c’est déstabilisant. Surtout quand tu gères une marque de niche et que chaque dollar compte.
Mais voici ce qu’il faut retenir: le ciblage n’a pas disparu. Il s’est déplacé.
Avant, il se faisait dans un menu déroulant de paramètres prédéfinis. Maintenant, il se fait à travers:
- Les mots que tu utilises dans tes pubs
- Les visuels que tu montres
- Le niveau de spécificité de ton message
- La cohérence de ton expérience post-clic
- Les conversions que tu génères.
C’est différent. Ça demande de nouvelles compétences. Mais c’est plus puissant.
Il faut arrêter de se demander comment rejoindre une cible avec des paramètres techniques, mais se demander comment adresser une cible au travers de son message, pour qu’elle seule puisse s’y reconnaître.
Tu peux commencer aujourd’hui en révisant tes publicités actuelles – et en t’assurant de relever le niveau de toutes les prochaines variantes que tu vas créer.
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